C'est la rentrée, LXXV s'offre un nouveau blog :
mercredi 8 septembre 2010
dimanche 20 juin 2010
Ecolove
En scrutant de très loin certaines littératures de haut standing (i.e. la littérature de métro, cette notion incluant bien évidemment la page « Ecolo-chic » des magazines féminins, lorsque la promiscuité des transports nous pousse à tromper l'ennui en tentant le difficile exercice de la lecture-par-dessus-l’épaule-de-la-ultra-hype-de-compagnonne-de-train), j’ai dernièrement emmagasiné un savoir incommensurable et vital sur le thème « Vis ma vis d’amoureuse écolo ». Comme je suis généreuse, j’en partage ici quelques perles.
Toi qui va te marier – N’envoie surtout pas d’invitations ! Te rends-tu compte de ces pauvres petits arbres innocents que tu tuerais dans d’atroces souffrances ? Le cri de l’arbre torturé hantera tes nuits à jamais. Non, jeune pucelle, ravale ton standing et ta fierté, et envoie tes invitations par e-mail. C’est moins chic, moins poli, ça ne laissera pas un souvenir impérissable dans la mémoire de tes convives, mais tu auras bonne conscience. Quant à ta robe, achète-la d’occasion ! De toutes façons, tu ne l’utiliseras qu’une seule fois, non ? N’oublie pas cependant de vérifier que les ébats du couple précédent n’ont laissé aucune trace inconvenante. Mais après tout, que peux bien faire une mariée juste après son mariage ? Que des choses très propres, n’en doutons point. N’oublie surtout pas de faire du co-voiturage pour te rendre sur le lieu du voyage de noce. Bien entendu, comme il faut privilégier le local, oublie Bora-Bora, tu verras que tu parviendras à passer de folles nuits d’amour dans le grenier de la maison de campagne de ton oncle, celui qui tient une exploitation de purin juste à la sortie de la ville. J’exagère à peine, j’ai vraiment lu ce genre de choses dans des magazines féminins.
Penser durable : « Je te quitte, mufle consumériste ! » - Bien entendu, la femme écolo pense durable, elle pense long terme. Donc, Homme, retiens ceci : Femme quittera Homme si Homme pas écolo (l’inverse est possible d’ailleurs, je procède juste par paresse d’esprit, votre rédactrice chérie appartenant au sexe faible). Et merci Grazia, pour cela, on a inventé « l’éco-rupture ». Alors, afin d’éviter toute dispute sur le thermostat, la facture d’électricité, ou le fait que Homme faire couler eau pendant qu’Homme laver crocs, je vais vous confier un secret : vous disposez de trois possibilités de Salut. Soit vous faites un casse à la banque pour vous payer un nid d’amour énergétiquement neutre ; soit vous vous installez avec des chèvres dans le Larzac (vous verrez, c’est bucolique) ; soit vous optez pour le suicide commun, éventuellement Romeo & Juliet’s style. Ainsi, vous serez sûrs de conserver votre consommation énergétique au plus bas, et le Paradis des Pandas vous ouvrira les bras.
Merci pour tous ces conseils, Tata Lulu !
Et bientôt : le sexe écolo ! (Juste le temps de trouver un cobaye pour mes expérimentations).
Lucie L’Hôpital
lundi 24 mai 2010
mercredi 19 mai 2010
Nature capitale
Ce week-end (oui, c'est le deuxième article où je ne parle que du week-end, je sais, mais que voulez-vous, le travail de bureau n'est pas le dada de votre rédactrice chérie) j'espère que vous serez tous sur place pour assister à Nature Capitale.
Cékoissa? Comme d'habitude, mon cher Minus, une grande célébration de la planète, et une piqûre de rappel. Chouette. Je vous épargne la liste interminable des sponsors, vous les trouverez tous là. J'avoue ne pas avoir tout compris au principe. En fait, il n'y a absolument rien d'original dans le message, donc ce n'était peut-être pas la peine d'en faire tout un pataquès. De plus, l'évènement se veut organisé par un créateur "d'arts de rue". Plus vague, tu meurs. J'ai jamais vu d'art de rue aussi monumental, à cette échelle-là ça s'appelle du chantier. Mais bon, poésie des mots quand tu nous tiens...
Mais surtout, mes ptits loups, Nature Capitale ça va être deux types de choses géniales. La première, un tas de conférences, parmi les plus alléchantes desquelles se trouvent des interrogations sur le tourisme vert, l'avenir des partis écologistes et les relations amoureuses du web 2.0 et de Dame Nature. Mais mieux que ça. Pendant trois jours, OUI petit ami parisien qui aime ta voiture ton vélo ton scooter et ta tante Georgette celle avec des roulettes, pendant trois jours je te le dis : les Champs Elysées seront VERTS. Et calmes. Personnellement, je n'y crois pas encore. En bonne parisienne, j'attends de voir. Mais... Et si c'était vrai? ... Faites comme moi les enfants, commencez dès à présent à préparer vos bonbonnes de CO2, une overdose d'air pur, c'est pas jojo à voir. Y'en a qu'ont essayé, y z'ont eu des problèmes...
Lucie L'Hôpital
dimanche 16 mai 2010
L'Etonien est arrivé à ses fins
C'est le mardi 11 mai à 20H45 que David Cameron, chef du parti conservateur ou tories, a fait son entrée au 10 Downing Street. Après un hung parliament, un parlement suspendu suite aux résultats du scrutin du 7 mai 2010 qui n'a pas dégagé une majorité claire, le Royaume-Uni connaît enfin le nom de son premier ministre.
Cet ancien Etonien au parcours brillant a séduit par son éloquence et son charisme. Souffrant au départ d'un cruel manque de crédibilité auprès de la population britannique, cet aristocrate bien-né a su faire preuve de tenacité en martelant sans arrêt que « ce qui compte, ce n'est pas d'où l'on vient mais où l'on va ». Multipliant les similitudes avec Tony Blair, « Tory-Blair », a dépoussiéré le parti conservateur lorsqu'il est arrivé à sa tête en 2005. Il est le plus jeune Premier Ministre que le Royaume-Uni ait connu depuis près de deux siècles. Ils est le premier étonien (ancien élève du très élitiste collège d'Eton d'où sont issus de nombreux hommes politiques britanniques) à accéder au pouvoir depuis 50 ans.
Les résultats officiels du scrutin témoignent d'une assez large victoire des Tories qui ont obtenu 305 sièges. Aucun des partis en lice n'a atteint la majorité des 326 sièges à la Chambre des Communes. Il était donc impossible de gouverner sans former une coalition historique, la première depuis la seconde guerre mondiale. Le parti du troisième homme, Nick Clegg a, avec ses 57 sièges conditonné l'avenir du pays. Courtisé par les leaders des deux partis majoritaires, le chef du Lib'Dem a hier choisi l'offre, plus avantageuse, des conservateurs de former un gouvernement de coalition.
Cette alliance très atypique entre les conservateurs et le Lib'Dem devra faire ses preuves. Le monde est en suspend devant la vie politique britannique qui n'a pas connu un tel mouvement depuis de nombreuses années.
L.S.
Planning pour un week-end équitable
La dernière fois que tu as acheté un truc équitable, c’était soit du café, soit un bracelet péruvien atroce qui sentait le bouc. Tu ne les as jamais bu ni portés, mais tu les mets bien en évidence sur ta table d’entrée pour montrer que toi au moins t’es quelqu’un de bien. Ou alors, une poupée en poils de Yack. Oui mais c’était pour ta boss, le prix est reversé à des éleveurs de lamas, et tu trouvais comme un air de famille entre cette charmante bestiole et ta hiérarchie. Damn, l’équitable peut être un peu plus glam, tu sais ? Ni une, ni deux, ce samedi, on te sort de l’équation selon laquelle équitable correspond à moche.
Je t’entends déjà hurler : « Non mais vous avez vu ce froid ?! ». Alors déjà, on peut se tutoyer tu sais. Ensuite, soit vaillant jeune lecteur, toi et moi, ce week-end, on réchauffe notre conscience, et on profite de la quinzaine du Commerce équitable.
Déjà, va chercher des produits bizarres autant qu’étranges le long du marché de la consommation responsable de Bastille. Comme il fait froid, hop, de là, tu sautes dans le Métro 1 jusqu’à la case « Musée des Arts décoratifs », et tu te la pètes, parce que ce samedi c’est la nuit des musées, et parce que tu y verras le dernier jour de la belle expo « Respirar la Terra » sur l’évolution des habitudes des français face aux questions de développement durable, et « Animal », sur l’inspiration animale dans la mode, le design, le graphisme, etc. Et c’est gratuit. Si ça c’est pas chouette alors.
Enfin, le dimanche, tu te lèves tard et tu vas au Fooding, qui fête ses dix ans déjà ! Non seulement tu y mangeras des choses fantastiques, mais en plus le prix de ton entrée (15 euros) est reversé à Action contre la Faim. De plus, c’est en intérieur, donc tu n’as aucune excuse pour t’absenter. Et si tu me croises, viens trinquer, je serai pas loin du champagne.
Fooding : L’Hôtel particulier, 23 avenue de Junot, 18ème, Entrée 15 euros, reversés à Action contre la Faim
Marché de la Consommation responsable : Boulevard Richard Lenoir, 75011 PARIS
Lucie L'Hôpital
mardi 11 mai 2010
Mettre les voiles
L'annonce du gouvernement sur l'interdiction du voile intégrale ranime une fois encore les tensions droite-gauche. Mais si ces considérations politiques auraient pu être intéressantes, il demeure que ce langoureux débat n'est finalement rien de plus qu'une lutte d'influence entre les hautes sphères du pouvoir. Il n'en reste pas moins que si certains ont pu avancer que cette démarche s'inscrit dans une tentative de "récup" de l'électorat d'extrême droite avec sa nette progression aux régionales, ceux-là ont la mémoire courte. Le voile intégrale pose problème en France et ce depuis quelque temps déjà. Qu'est ce qui contrarie alors ? Quant à savoir si cette interdiction du voile intégrale est en soi juste ou injuste, laissons nos politiques s'écharper sur la question. Ce qui semble un peu plus compliqué est bien le fondement de la prise de position du gouvernement. Clairement il n'est pas question ici de débattre de l'épineux problème de la laïcité. Non, le gouvernement a préféré s'abriter derrière les "bien-pratiques" droits de la femme et même si il faut reconnaitre que sur ce dossier le gouvernement n'avait qu'une marge de manœuvre assez réduite, ce choix n’en demeure pas moins opportuniste et pratique. Opportuniste quand on voit où le débat sur les droits de la femme, en général, nous mène. Pratique, puisque le gouvernement surfe sur le regain d’énergie que le discours des droits de la femme semble regagner. Ce choix est donc, et à maint égards critiquable puisqu’il ne semble avoir été adopté qu’en considération de données circonstancielles. Cela renvoie encore une fois à ce qu’on a pu appeler « le règne de l’impulsivité ». Or est-ce vraiment gouverner sagement que de réagir sous l’émotion du moment ? L’inflation législative semble prouver le contraire, la multiplication des lois ne rendant que plus difficile l’exercice du pouvoir et prouvant ainsi que la loi n’est pas la potion miracle à tous les problèmes français. Et de plus, il faut mesurer l’impact de cette nouvelle loi sur notre société puisque l’interdiction pure et dure n’apporte jamais de solution tout faite et va au contraire attiser des comportements extrêmes. Il s’agit désormais pour les parlementaires de trancher justement un dossier difficile en évitant les pentes savonneuses du type Hebbadg.
Alexandra Guidicelli
mardi 4 mai 2010
Ech. Grille-Pain pourri c/ concert des Naive New Beaters à Bellevilloise
Que tu sois bourgeois-bohème bio-friendly de la rive droite, hippy-chic à la classe décontractée ou toute autre espèce florissant sur les bords de la Seine, tu as bien compris qu’aujourd’hui, le truc in, c’est l’écologie. Et oh miracle, cette semaine tu vas être hyper-chébran (parce que oui, mes amis je vous le dis, le verlan c’est nineties, et les nineties reviennent en force).
Etape n°1 : Rackette ton appartement ! Ta mère te l’a refilé au moment de l’emménagement, assorti d’un couplet du plus pur style « avant au moins les appareils électroménagers duraient plus de trois ans ». Depuis, chaque fois que tu le vois, tu entends Cabrel (« C’était mieux avant »). Tu le maudis chaque matin pour avoir carbonisé ta tartine, et tu te demandes comment cette espèce de couleur orange-foncé-caca-d’oie a un jour pu être à la mode. Oui, je parle bien du grille-pain de ta Mère-Grand, celui qui trône dans ta cuisine, qui ne s’accorde pas du tout à ton papier peint, et qui menace de faire sauter les plombs de tout l’immeuble chaque matin. En fait, il est tellement moche qu’il y a de fortes chances pour qu’il soit hanté. Cher Toi, bonne nouvelle : nous savons comment te débarrasser de ce fatras putride, pour une bonne cause, et sans avoir à appeler Ghostbusters.
Etape n°2 : Who ya gonna call ? Recycling Party ! Le 25 mai, toi et ton grille-pain serez devant la Bellevilloise pour la Recycling Party où, en échange de « DEEE » usagés (déchets d’équipement électriques et électroniques), tu pourras voir gratuitement les Naive New Beaters et The Enjoys. Et on a même préparé un couplet moralisant, au cas où ta mère regretterait l’absence du beau grille-pain. Car oui, tu participes à une bonne action : les DEEE polluent atrocement dans les décharges, il faut les recycler – cette phrase est à dire avec la larme à l’œil ; pense à mentionner les petits poissons et les tortues qui se coincent la tête dans les plastiques, ça n’a rien à voir mais ça marche à tous les coups. En bonus, et pour le coté savant, cite-donc le sondage BVA pour eBay sorti en avril dernier : « Mais Mère, les ménages français disposent d’en moyenne 71 objets inusités, dont le montant moyen de revente s’élève à 473 euros ! La crise écologique nous menace, cessons donc ce gaspillage outrancier ! ». C’est tout bénef pour ton Karma.
Lucie L'Hôpital
lundi 3 mai 2010
Conséquence de la crise grecque : le retour de l’Allemagne à la BCE
La succession de Jean Claude Trichet à la tête de la BCE semble poser un certain nombre de cas de conscience aux dirigeants de l’Union Européenne.
Dans un premier temps, le candidat idéal à la succession de M. Trichet était l’actuel gouverneur de la Banque centrale d’Italie, Mario Draghi. Celui-ci était par ailleurs soutenu par un certain de dirigeants européen qui voyaient en lui le moyen de mettre un terme à la politique de rigueur monétaire menée par l’institution de Francfort depuis la mise en place de l’Euro. Seul bémol : M. Draghi, avant d’occuper ses fonctions, a été vice président pour l’Europe de Goldman Sachs, la banque qui avait aidé la Grèce à entrer dans la zone Euro sans pour autant satisfaire les critères de convergence mis en place par la BCE. Ce « détail » pose un problème car celui-ci pourrait être tenté de faire appliquer de manière extrêmement rigoureuse les normes théoriques mises en place dans la zone Euro afin de redorer son image. L’autre candidat, dont la nomination serait au vu du contexte actuel plus que légitime, est l’Allemand Axel Weber, actuel président de la Bundesbank, dont la nomination ne conviendrait pas non plus à la France.
Cette situation pose un réel problème car si la crise actuelle montre les bienfaits de l’austérité monétaire, elle ne satisfait pas les hommes politiques européens. En effet, celle-ci interdit les politiques monétaires expansionnistes qui pourraient permettre une relance des économies européennes par la monnaie. Dans sa lutte contre l’inflation, la BCE empêche donc les gouvernements européens d’utiliser ce levier pour tenter de relancer leurs pays. Les gouvernements européens se retrouvent donc face à un véritable dilemme qui est de concilier les exigences politiques internes avec celles de l’Union Européenne. Si le départ de M. Trichet de Francfort semblait annoncer une nouvelle ère dans les relations entre les politiques des pays membres et la BCE, l’actualité elle, semble donner semble donner raison aux détracteurs de la politique monétaire expansionniste et annoncer la suivi de la politique d’austérité déjà en place. Et ce, quelque soit le candidat nominé à Francfort.
Thibaut Bauer Grandjean
La nouvelle bombe de Romain Gavras
Il s’était fait remarquer il y a un an avec son clip de Stress d duo Justice qui mettait en scène à la manière d’un documentaire une poignée de « jeunes de banlieue » partis en mission « on va tout niquer » à Paris et qui finissaient par se retourner contre le cameraman. Clip pour le moins dérangeant ou du moins provocateur si il en est, Romain Gavras (fils du réalisateur Costa-Gavras) reprend la même formule pour le nouveau clip de M.I.A., Born Free : pour faire court, une bande de policier embarque les jeunes roux, les achemine dans un champ pour les exécuter façon chasse à l’homme.
Il est inutile d’évoquer la musique ici, vaguement punk et assez inintéressante, en tout cas pas à la hauteur du morceau de justice, mais le clip est, comme son prédécesseur et comme les autres réalisations du jeune Gavras (notamment un clip pour le signatune de Dj Mehdi ) extrêmement efficace. Il n’a rien à envier aux « vrais réalisateurs » de « vrais films » et son clip semble d’ailleurs faire figure de teaser pour son futur «Les seigneurs » (ou plus explicitement « Redhead » pour la version anglaise), avec Vincent Cassel et Olivier Barthelemy, à sortir fin 2010. La réalisation est nerveuse et violente – traversée de quelques images à couper le souffle - et nous montre le savoir faire du réalisateur quand il s’agit de plonger le spectateur dans l’horreur.
Cependant ce nouveau clip, si il confirme le talent du réalisateur, questionne aussi sur sa capacité à se passer de la provocation. Il manque en effet à Gavras la capacité à utiliser de manière plus intéressante ou du moins plus accessible le côté choquant de ses clips qui tendent à faire figure de coquilles vides et poussent une bonne partie des gens à les mésestimer. On attend donc avec impatience son film, histoire de voir ce qu’il a vraiment dans les tripes.
Pierre Plettener
vendredi 30 avril 2010
Polygamie et nationalité française
En plein débat sur l’interdiction du voile islamique intégral en France, l’affaire Liès Hebbadj prend des proportions impressionnantes.
Thibaut Bauer Grandjean
Suite à l’arrestation de sa femme au volant alors qu’elle portait un niqab – un masque en tissu couvant la totalité du visage à l’exception des yeux porté par certaines femmes de confession musulmane- ce français d’origine algérienne s’est vu suspecté de fraude à la caisse d’allocations familiales de Nantes. Les raisons de cette enquête viennent de témoignages accusant M. Hebbadj de pratiquer la polygamie. Les femmes visées vivraient dans des pavillons de l’agglomération nantaise peu éloignés de celui du principal intéressé. Cette affaire a eu, au cours de la semaine dernière un fort retentissement dans les médias et le Ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux a même menacé de déchoir M. Hebbadj de la nationalité française.
Ces réactions semblent, malgré tout disproportionnées, la polygamie ne serait prouvée que dans le cas où M. Hebbadj subviendrait aux besoins de ses supposées familles. De plus, la polygamie, n’étant pas prévue par la caisse d’allocation familiale, les femmes impliquées ne devraient toucher que les subventions allouées aux parents isolés. Enfin, le retrait de la nationalité française de M. Hebbadj pourrait être une démarche compliquée. En effet, elle ne peut être retirée à une personne l’ayant acquise que dans le cas de la preuve irréfutable d’activités contre les intérêts de l’Etat français ou de crime commis à l’égard de l’administration. La fraude aux prestations sociales n’est pas un motif suffisant. Le risque encouru par M. Hebbadj est celui d’un retrait du décret de naturalisation le concernant, procédure applicable s’il était prouvé qu’il était déjà marié en 1999 au moment où il a obtenu la nationalité française en se mariant avec une femme française. C’est donc sur ce point que les enquêteurs devront se pencher.
L’ampleur prise par ce débat semble cependant être due à l’actuelle polémique sur la loi interdisant le port du niqab en France. En effet, depuis qu’elle a été annoncée, de nombreuses personnalités se sont exprimées sur celle-ci avant même den connaître les termes précis. Après les nombreux reportages, enquêtes et émissions réalisés par les médias français, ce sujet semble encore plus brûlant. Pourquoi ne pas chercher à étudier le texte de la loi une fois que celui-ci sera effectivement publié ? Dans ce cadre les déclarations politiques ainsi que les informations biaisées auxquels nous avons à faire semblent créer un conflit qui pour l’instant n’a pas réellement de base et a réussi à transformer un simple fait divers en information de premier plan.
Thibaut Bauer Grandjean
mardi 27 avril 2010
J’éthique, tu éthiques, ils étiquettent
L’autre jour, nous avons discuté de la jungle foisonnante des labels « équitables ». Ô joie, le Gouvernement vient (enfin) d’installer la fameuse « Commission nationale du Commerce Equitable », dont la mission est a priori de faire un peu le tri dans cette profusion.
Le Ministère du développement durable, dans sa communication officielle sur le sujet, nous dit que le commerce équitable n’est pour le moment qu’une « niche ». La CNCE contribuerait donc à son essor. Fantastique ! La Commission va labelliser les labels véritablement équitables. Attention, pas bio, ni raisonnés, ni d’origine contrôlée, ni … comment ça vous êtes perdus ? C’est pourtant pas compliqué : parmi tous les labels existants, la CNCE va labelliser des labels, mais seulement ceux qui sont équitables, c’est-à-dire notamment inscrits dans un « partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect dans le but de parvenir à une plus grande équité du commerce international », qui « contribue au développement durable ».
En fait, on rajoute un label par dessus les labels. Ca n’empêchera pas ceux qui se prétendent équitables sans l’être de continuer. Ni ceux qui font d’étranges publicités pour des 4x4 « écolos » de poursuivre leur parade. Et il n’est pas certain que cela vous aidera lorsque, perdus devant une cinquantaine de marques de café différentes, vous tenterez de faire votre choix en ce qui concerne le breuvage matinal le plus adéquat. En bref : toujours plus de labels, et il n’est pas sûr que les consommateurs vont réellement s’en soucier. A voir au prochain épisode, donc.
Lucie L’Hôpital
mardi 20 avril 2010
Sacré Raymond!
Sacré Raymond. Sacré Ribery. Sacrés Bleus. On y est, jusqu’au cou.
Flash back, une semaine avant. Invité au Canal Football Club de Canal + pour « faire face aux français » (notez le parallèle intéressant entre le Président de la République et son numéro 2, sélectionneur des Bleus), c’est un spectacle une nouvelle fois désolant et ulcérant que nous a offert le Ray. Langue de bois, petite formule, attitude de con borné… Toute la panoplie du Ray en moins d’une heure face à des « citoyens » triés sur le volet en fonction de leur méconnaissance footballistique et des journalistes complaisants. Mais bordel, on en parle quand du jeu ? On en parle quand de ce manque d’identité tactique ? On en parle quand de ce problème de la charnière centrale qui devait être un des chantiers prioritaires quand Raydo avait ubuesquement était maintenu en 2008? On en parle quand des vielles gloires qui ne mettent plus un pied devant l’autre mais qui continuent, tels de vulgaires squatteurs, à revendiquer une place dans le 11 titulaire ? Sacré Raymond.
Et puis ce week end, on aurait eu envie de parler du derby de Rome, de la chute du Barça, de la solidité de l’OM, de l’incroyable Auxerre… Mais il parait que Franck Ribery, Francky le bogosse, Francky l’auto proclamé dépositaire du jeu des Bleus s’est fait prendre la main dans le sac -évitons les jeux de mots scabreux qu’on serait tenté de faire par désespoir- avec une péripatéticienne mineure. Mise en examen possible. Trois autres Bleus concernés dans cette vaste affaire de proxénétisme. Comme si on avait besoin de ça.
Alors que faire ? Que faire en attendant Laurent Blanc qui devrait finalement, après plusieurs retournements, prendre la tête des Bleus après la Coupe du Monde ? Que faire pour ne pas une nouvelle fois passer pour des abrutis aux yeux du Monde entier après s’être ridiculisé face à l’Europe du foot en 2008 ?
Virer le Ray ? Trop tard. Ne pas convoquer Ribery ? Ce serait se tirer une balle dans un pied déjà peu vaillant.
Casse tête. Chacun aura ses solutions. 60 millions de sélectionneurs qu’on dit…
Voici donc ma liste, avec son 11 titulaire. Parce qu’après tout… Rêver de ne pas être une nouvelle fois ridicule, ça ne coute rien.
Un 4 3 3 des familles, à la mode un peu, mutant en 4 2 3 1 avec Gourcuff en 10 et le Djib, en état de grâce seul en pointe.
__________Lloris__________
Reveillere_Planus_Squillaci_
__________A.Diarra________
______Gourcuff_Cheyrou___
Ribery______Cissé_____Malouda
Remplaçants : Mandanda Carasso – Abidal (peut jouer à gauche ou dans l’axe) Gallas Sagna – Flamini Nasri Diaby - Anelka Gignac Gameiro Valbuena (pour mettre de la folie dans le dernier ¼ d’heure).
Ho, et parce qu’il faut bien en rire… http://www.youtube.com/watch?
Jonathan Masia
lundi 19 avril 2010
Une bouffée d’air frais from New York
New York, I Love You, c’est d’abord un concept (dans la lignée de Paris, je t’aime): 12 réalisateurs et une foule d’acteurs composant un casting pour le moins prestigieux (De Fatih Akin à Jason Reitman en passant par Natalie Portman notamment côté réalisation, et l’on reconnaîtra, parfois difficilement, les visages d’Orlando bloom, Hayden Christensen ou encore Andie Garcia) se font plaisir autour du thème fédérateur qu’est New York.
Inévitablement se pose un problème de cohérence. Presque autant de personnages et d’histoires que de réalisateurs, et un sujet ouvrant un nombre potentiellement infini de possibilités, mais, contrairement à ce que l’on aurait pu penser il ressort du film (à l’exception d’un ou deux courts métrages, notamment celui de Shehkar Kapur qui tranche assez maladroitement avec le reste du film) une sorte de force collective, de visée commune. Certes la nature cosmopolitaine de la ville est prédominante mais c’est aussi une ambiance, une mélancolie étrangement positive fortement teintée d’amour qui fait le charme du film.
On appréciera particulièrement les séquences de Yvan Attal ou de Allen Hugues pour leur nuit new-yorkaise ou encore la performance de Ethan Hawk, mais c’est finalement l’absence d’ « immense » réalisateur ou d’acteurs stars qui, malgré quelques égarements, permet de garder le spectateur perpétuellement en haleine et d’en faire un tout passionnant et surtout excitant d’un point de vue cinématographique. On en redemande.
Pierre Plettener
dimanche 18 avril 2010
La bombe atomique empoisonne les relations internationales
En avril 2009, Barack Obama avait annoncé lors d'un sommet à Prague sur la prolifération des armes nucléaires que l'objectif des Etats Unis serait l'élimination généralisée des armes atomiques. Le discours prononcé à Washington le 12 avril 2010 semble montrer un changement de stratégie qui ne plaît pas à Téhéran.
En avril 2009 la volonté affichée par les Etats Unis de voir le niveau de l'armement nucléaire mondial revenir à zéro, avait suscité un certain nombre de débats. En effet, si la sagesse affichée par les Etats Unis était louable devant la menace que représente la prolifération nucléaire, beaucoup d'observateurs n'ont pu s'empêcher de remarquer le profit qu'en auraient tiré les Etats Unis. Leur puissance n'aurait plus été menacée par un frappe nucléaire étrangère. Un retour à un armement « classique » aurait été totalement bénéfique pour les Etats Unis.
Au sommet de Washington les 12 et 13 avril 2010 le Président Obama a présenté la nouvelle position des Etats Unis en matière de nucléaire (Nuclear Posture Review). Il a annoncé que la modernisation de l'arsenal nucléaire serait continuée sans que de nouvelles ogives ne soient construites. Cette nouvelle position consisterait à protéger les Etats Unis et leurs alliés ainsi que les pays qui respecteraient le Traité de non prolifération (TNP). Ce traité, signé en 1968 interdit à des Etats autres que les cinq membres du Conseil de Sécurité de l'ONU de posséder des armes atomiques. Il n'est cependant pas respecté par l'Inde, Israël, le Pakistan qui ne l'ont jamais signé et la Corée du Nord qui s'en est retiré. L'annonce faite par le Président Obama vise de manière assez claire Téhéran qui a d'ailleurs répondu en organisant un sommet sur l'armement nucléaire le 17 avril.
Au sommet de Washington les 12 et 13 avril 2010 le Président Obama a présenté la nouvelle position des Etats Unis en matière de nucléaire (Nuclear Posture Review). Il a annoncé que la modernisation de l'arsenal nucléaire serait continuée sans que de nouvelles ogives ne soient construites. Cette nouvelle position consisterait à protéger les Etats Unis et leurs alliés ainsi que les pays qui respecteraient le Traité de non prolifération (TNP). Ce traité, signé en 1968 interdit à des Etats autres que les cinq membres du Conseil de Sécurité de l'ONU de posséder des armes atomiques. Il n'est cependant pas respecté par l'Inde, Israël, le Pakistan qui ne l'ont jamais signé et la Corée du Nord qui s'en est retiré. L'annonce faite par le Président Obama vise de manière assez claire Téhéran qui a d'ailleurs répondu en organisant un sommet sur l'armement nucléaire le 17 avril.
Après la plainte déposée contre les Etats Unis par son représentant à l'ONU pour « chantage nucléaire », ce sommet entre dans toujours dans la logique de diabolisation des Etats Unis de l'Iran. Le gouvernement espère montrer sa bonne volonté et la transparence de son programme nucléaire qui, d'après les observateurs américains, lui permettrait de se doter de la bombe d'ici 3 à 5 ans. Il a d'ailleurs annoncé par la voix de son ministre des Affaires étrangères que sa volonté était d'entamer un désarmement nucléaire généralisé. Si la bonne volonté de l'Iran est fortement mise en doute par les puissances occidentales d'autres pays comme la Chine et le Brésil se sont déjà prononcées en faveur d'une solution négociée. Chaque puissance recherchant son propre intérêt diplomatique ou militaire, les négociations au sommet de l'ONU sur le TNP organisé mi mai risquent d'être laborieuses.
Thibaut Bauer Grandjean
Thibaut Bauer Grandjean
mardi 13 avril 2010
"I see green people..."
Cette semaine, un « évènement » a eu droit à des articles particulièrement longs dans nos pages nationales : James Cameron a lancé dimanche une campagne visant à planter un million d’arbres sur la planète d’ici à la fin de l’année. Si vous doutiez encore que le green soit le nouveau filon du cinéma, le fait que cette campagne soit financée par la XXth Century Fox devrait vous fixer.
La verditude des choses… « Avatar » serait un plaidoyer écolo ? Ce n’est pas parce qu’on protège sa terre qu’on protège la nature. Pour ce tarif, et vu la similitude des intrigues, on m’a mis de l’écologie dans mes Corn-flakes lorsque, dans mon innocente enfance, j’ai eu l’ambition flamboyante d’admirer les aventures de Pocahontas (qui protège, avec sa copine l’Arbre, ses terres des méchants blancs qui ne veulent qu’à leurs ressources – comment ça, ca vous rappelle une histoire avec des gens bleus ?) et d’Arielle (quel grand moment de consommation responsable, lorsque ce pauvre Sébastien se trouve nez-à-pince avec ses anciens amis marins ébouillantés tout rouges par un méchant cuistot – manger de la viande émet beaucoup de CO2).
La métamorphose des cloportes – A ce tarif-là, tous les films sont repeints en vert. En effet, ces comparaisons sont à peine exagérées. Désormais, tout documentaire ou photographie montrant de la faune ou de la flore est taxé d’ « écolo », tout film qui fait jouer un rôle quelconque à l’atmosphère, au Soleil ou aux océans est qualifié de « militant ». Pêle-mêle, et sans blaguer, on a vu des journaux plus ou moins sérieux adjectiver comme tels : « Le jour d’après » à cause de la fonte de la banquise, « 2012 » pour son rayonnement solaire excessif, « Soleil vert » pour son atmosphère surchauffée, « Mad Max » pour l’épuisement des ressources et … « 28 jours plus tard » pour le virus issu de manipulations génétiques. C’est pratique l’écologie, on met ce qu’on veut dedans.
Touchez pas au Zombi – Il serait bon de savoir remettre les choses à leur place. Les films de zombies – que l’auteur de ces lignes affectionne particulièrement – ou les dystopies comme « Soleil vert » et « Les fils de l’homme » ne sont pas des plaidoyers écologiques. Le thème central est l’Homme, anticipé dans ses pires dérives. Certes, du coup, les dégradations faites à l’environnement en font partie. Mais elles ne sont qu’une conséquence, et non le sujet central. Pour le reste, et les films à plus gros effets spéciaux, considérez simplement que la destruction de l’homme par la Nature a remplacé dans le Panthéon des craintes populaires celle de l’hiver nucléaire, ce qui le rend à la mode au cinéma. Inutile d’essayer de chercher plus loin des justifications intellectuelles pour se donner bonne (et verte) conscience.
Lucie L'Hôpital
De la schizophrénie du vieux port
Flash back. 30 janvier 2010. Montpellier bat Marseille 2 – 0 au cours d’un match particulièrement apathique coté phocéen. L’entraineur Didier Deschamps est sous le feu nourri des critiques. La star à 18 millions du mercato estival Lucho Gonzalez est raillée par la plèbe. L’OM est 7e, à une douzaine de points de Bordeaux et bien loin du podium.
Deux mois et une Coupe de la Ligue plus tard, le club phocéen est solidement installé en tête du championnat, avec potentiellement 3 points d’avance sur des girondins au fond du gouffre et 7 sur ses principaux rivaux. Lucho fait le spectacle et distribue les caviars à la louche, Deschamps a définitivement fait oublier l’ancien coach adoré Erik Gerets et rien ne semble pouvoir arrêter cet irrésistible OM dans sa quête d’un titre de Champion de France qui le fuit depuis 1993. Solidité défensive, impact physique hors du commun au sein de notre Ligue 1 Orange, jeu à une touche de balle avec un Lucho chef d’orchestre et apprivoisement sous l’angle de la discipline tactique et de l’efficacité des feux follets Ben Arfa et Valbuena… Cet OM là dégage une sérénité et une force qu’on n’avait plus senti depuis longtemps, en enchainant sa 4e victoire à domicile d’affilée au sein d’un Vélodrome, redevenu une forteresse imprenable, lieu de supplice pour les adversaires, tout en se permettant de laisser ses tauliers Niang Cheyrou et Taiwo sur le banc.
Morose hier, le vieux port est aujourd’hui en pleine effervescence.
Comme quoi, en foot plus qu’ailleurs… La vérité d’aujourd’hui n’est jamais la même que celle de demain.Jonathan Masia
dimanche 11 avril 2010
Tim au pays de Walt Disney
Alice au pays des merveilles par Tim Burton
Alice, 19 ans et promise à un avenir profondément ennuyeux au sein de la noblesse anglaise va retourner dans le pays des merveilles qu’elle avait découvert étant enfant. Elle y retrouve les personnages du roman de Lewis Carroll, le chapelier fou en tête, suivi du lapin fou, du chat, et autres créatures fantastiques.
Tim Burton, en bon valet de Walt Disney, producteur pour l’occasion, a choisi de prendre l’option 3D pour son nouveau long-métrage – forcément un événement. Si celle-ci permet une immersion parfois plaisante on notera qu’elle gâche souvent la qualité des images et la beauté de l’univers visuel, rares points forts du film.
On ne s’ennuie pas, certes, mais les péripéties s’enchaînent trop vite, le scénario prend des raccourcis regrettables et le résultat n’est pas à l’image des précédents succès de son réalisateur (qui montrait déjà une baisse de régime avec Sweeney Todd ). Finalement le film tient plus du Walt Disney que du Tim Burton, malgré les performances toujours appréciables de Mia Wasikowska, Johnny Depp et le reste de l’équipe. La personnalité du réalisateur se dissout dans un blockbuster plutôt destiné aux enfants qu’aux amateurs de son style, contrairement à ce qu’on aurait aimé voir de ce Alice « revisité ».
Pierre Plettener
Pierre Plettener
vendredi 9 avril 2010
Le Daghestan au cœur de la tourmente russe…
En l’espace de deux jours, la Russie a été victime d’une double série de deux attentats. Les deux premiers ont été perpétrés le lundi 29 mars dans le métro moscovite, en pleine heure de pointe tuant une quarantaine de personnes et en blessant plus de soixante.
Les « kamikazes », auteurs de ce carnage ont été identifiés. Il s’agit de deux femmes dont l’une est originaire du Daghestan.
Le mercredi 31 mars, une deuxième vague d’attentats touchait la ville de Kizliar au Daghestan. Ce petit pays du Caucase Nord, membre de la Fédération Russe depuis 1992, est majoritairement peuplé de musulmans soufistes (islam natif). Cette république enregistre depuis plusieurs années l’arrivée massive de missionnaires wahhabites venus convertir les autochtones. Le wahhabisme est apparu au XVIIIe siècle dans l’actuelle Arabie Saoudite et dénonce avec violence le soufisme, entraînant des conflits entre daghestanais soufistes et nouveaux arrivants wahhabites.
Le Daghestan abrite aujourd’hui des islamistes qui appellent les pays du Caucase nord à la formation d’un état islamique indépendant. Les chefs rebelles de la Tchétchénie frontalière, qui sont à l’origine de nombreux mouvements terroristes en Russie, sont également présents sur son sol.
Selon des officiels russes (anonymes), ces attentats pourraient être une vengeance de la part des rebelles islamistes après l’intensification des opérations antiterroristes dans le Caucase au cours des derniers mois…
Lerna Sahincik
Un test pour l’Union européenne
Selon un article du New York Times publié le 2 février 2010, des banques d’investissement américaines dont Goldman Sachs et JP Morgan Chase auraient en 2001, grâce à un mécanisme de « swaps de devises », permis à la Grèce d’entrer dans la zone euro en dissimulant une situation financière incompatible avec les critères inscrits dans le traité de Maastricht. Ce mécanisme a permis à la Grèce de réduire virtuellement sa dette sans avoir à augmenter les impôts ou allonger le temps de travail et à Goldman Sachs d’empocher 300 millions de dollars.
La chancelière allemande dont la position politique en matière de rigueur monétaire est largement connue, a immédiatement réagi en refusant d’accorder l’aide allemande à la Grèce. Il s’agit maintenant d’attendre les résultats des élections allemandes qui, s’ils sont positifs pour la CDU ont des chances de faire se modifier le discours allemand. Cela repousse donc la résolution du problème au mois de mai.
Il apparait évident qu’un abandon de la Grèce par l’Union européenne aurait comme conséquence de décrédibiliser l’Europe au niveau international. La Grèce a d’autant plus besoin de l’Europe que les taux d’intérêts fixés sur les marchés obligataires lui sont largement défavorables. La crise grecque n’a pas ouvert de nouveau débat. En effet, les thèmes des critères de Maastricht ainsi que la moralisation des acteurs de la finance sont déjà débattus. Il ne reste plus qu’à espérer qu’une solution sera trouvée rapidement car la situation est très préoccupante et touche tout un Etat.
Thibaut Bauer Grandjean
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