dimanche 4 octobre 2009

Retour sur les expositions de l'été...


 BREGUET AU LOUVRE

Vous ne connaissez pas la différence entre une montre « à répétition des quarts à toc » et une à « répétition à minute » ? Pas de panique, non seulement vous n’en avez pas besoin pour suivre l’exposition, mais en plus vous apprendrez à répondre à cette question grâce au glossaire des termes de l’horlogerie mis à la disposition de tout le monde dans trois langues différentes !


Aucune excuse donc, pour ne pas s'être précipité au Louvre voir l’exposition qui retrace la vie du créateur des célèbres montres Breguet et l’histoire de cette Maison, aujourd’hui à renommée internationale. Amateur d’horlogerie, vous auriez été ravis, amateur d’anecdotes historiques encore plus ! Suivre le travail d’un homme dont l’unique talent l’a mis en relation avec l’élite de quatre régimes différents (Ancien Régime, Révolution, Empire et Restauration) des deux côtés de la Manche, relève du défi. On y a découvert l’histoire de la fameuse montre de Marie-Antoinette, conçue sans limite financière, réunissant tout les meilleurs mécanismes de l’horlogerie de cette époque, seule consigne étant que partout où cela était possible « l’or [devrait] remplacer le métal », mais achevée seulement… en 1827 ! Ou encore par quels mécanismes les horlogers ont survécu aux douze années imposées de calendrier révolutionnaire avant de repasser au grégorien. Exposition esthétique et instructive, tant d’un point de vue historique, que  mécanique.


LE LOUVRE PENDANT LA GUERRE

La Seconde Guerre Mondiale aura perturbé le fonctionnement du Louvre pendant une dizaine d’année. C’est ce qu’on retient des photographies du grand musée parisien prises pendant les heures sombres de l’occupation. Suite aux consignes de Goebbels, la vie culturelle parisienne devait continuer et le Louvre a du composer avec ces instructions, conciliant la mission de protection de ses trésors avec les menaces d’attaques aériennes. Les photographies défilent en fonction des années d’occupation et on assiste aux transformations vécues par le Louvre : des jardins royaux transformés en potager à légumes aux milieu des statues, la cour Carrée devenue un camps pour prisonniers allemands après la Libération ; à deux cents mètres de la même Cour, les éclats d’un avion anglais écrasé au sol, si près des façades époustouflantes du Louvre… Ces mêmes façades criblées d’éclats de balles après les affrontements de la Libération. Mais le Louvre sous l’occupation c’est surtout l’exil vers la Province des oeuvres majeures pour les protéger d’un occupant potentiellement avide. La Joconde, grande absente de l’époque, déplacée à sept reprises, représente bien un Louvre devenu « musée du vide ». 


PAR CAROLINE TIXIER

jeudi 24 septembre 2009

INGLORIOUS BASTERDS






Date de sortie: 19 août 2009
Réalisé par Quentin Tarantino
Avec Brad Pitt, Christoph Waltz, Diane Kruger, Mélanie Laurent…
Film américain
Durée: 2h28
Année de production: 2009

Dans la France occupée de 1940, un commando de soldats  juifs américains se lance dans des expéditions punitives de Nazis.


En choisissant cette fois-ci de réaliser un film de guerre, Tarantino a voulu rendre hommage à un genre qu’il apprécie tout particulièrement : celui des macaroni combat films(en référence au « western spaghetti »).


Sans revenir sur la multitude de films qui l’ont inspiré (parmi lesquels Desert Commando d’Umberto Lenzi et De l’or pour les braves de Brian G. Hutton), retenons entre autres de ce dernier opus tarantisnesque qu’il révèle au grand public le talent de Christoph Waltz. Récompensé au Festival de Cannes 2009 pour sa délicieuse interprétation d’un persécuteur de Juifs impitoyable, l’acteur autrichien affirme avoir « retrouvé sa vocation grâce à Tarantino ». Brad Pitt dans le rôle du lieutenant Aldo Raine adepte de la scalpation n’est pas en reste non plus, qui déclare avoir pris beaucoup de plaisir à jouer un personnage si décalé, et dont l’accent improbable du Tennessee l’empêche catégoriquement de prononcer un « Arrivederci » italien.


PAR LEA SAMAIN

mercredi 16 septembre 2009

La politique à l'allemande

Etude de cas : le débat télévisé entre les deux principaux candidats à la chancellerie allemande (Angela Merkel, chancelière sortante, et Frank-Walter Steinmeier, ministre des affaires étrangères)



http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Elections-legislatives-en-Allemagne/2780010,CmC=2847480.html

"Un duo plutôt qu'un duel" martèlent les journalistes allemands. En effet, les deux protagonistes ne se sont pas injuriés, ni disputés, ni même vraiment confrontés... Au contraire, ils semblaient d'accord sur la plupart des sujets lancés par les journalistes en charge du débat... Etonnant? Pas vraiment quand on sait que les deux candidats qui s'affrontent aujourd'hui ont gouverné ensemble pendant quatre ans au sein de la "grande coalition". L'impression générale qui ressort de ce débat? La défense de la politique qu'ils ont mené ensemble pendant quatre années, plutôt qu'un affrontement entre deux candidats à la chancellerie.
On est bien loin de l'atmosphère des débats présidentiels à la française et des joutes verbales qui les rythment à chaque fois. On se souvient tous de Valérie Giscard d'Estaing lançant à François Mitterrand "vous n'avez pas le monopole du cœur" en 1974, de François Mitterrand rétrogradant Jacques Chirac à chaque intervention, en lui rappelant son titre de "Premier Ministre", en 1981, et de la "colère saine" de Ségolène Royal en 2007. Dimanche soir dernier, les deux candidats allemands, à qui pourtant l'on reproche le manque de charisme, ne se sont lançés aucune pique, au grand désespoir de la presse allemande : "oui on peut bailler, c'était plus un duel douillet qu'un combat électoral" déplorait le quotidien "Bild" qui détient le plus gros tirage du pays.
Donc, si ce n'est pas le charisme, sur le plan physique comme verbal, qu'est ce qui fait la popularité d'Angela Merkel qui reste largement majoritaire d'après les sondages? L'efficacité de sa politique, sur le plan économique tout particulièrement, et ses résultats? Sans doute. Mais sur ce point, son adversaire qui a été son coéquipier pendant les quatre dernières années revendique lui aussi sa part de responsabilité... En hommage au soixantième anniversaire de l'accession au pouvoir du premier chancelier allemand de la République Fédérale d'Allemagne (RFA), Konrad Adenauer, Angela Merkel se rend aujourd'hui dans son ancienne demeure à Rhöndorf (en Rhénanie du Nord-Westphalie), puis rentrera à Berlin en train. Elle entend donc une fois de plus s'inscrire dans la l'histoire de la réunification allemande pour remporter cette élection.
Verdict de ce combat présidentiel : le 27 septembre prochain.

L.W.

vendredi 10 juillet 2009

Enki Bilal dans les salons de Dassault

C’est au premier étage de l’hôtel Marcel Dassault qu’Enki Bilal expose du 8 juillet au 10 septembre 2009 les 350 cases de son album Animal’z, publié chez Casterman. Artcurial organisera le 19 septembre prochain la vente aux enchères des dessins qui clôturera cette exposition.

Qu’est ce qui donne cette impression d’immensité aux dessins d’Enki Bilal ? Leur taille originelle, la technique du rehaut qui consiste à rajouter du blanc sur un papier de couleur gris-bleu ou leur exposition sur des murs noirs ne laissant apparaître la lumière qu’à travers une seule fenêtre ?
Trois aspects de son œuvre sont mis en valeur. Tout d’abord, le Rez-de-chaussée propose au public de redécouvrir les dessins de ses premières bandes dessinées, notamment ceux de la Tétralogie du Monstre. Le visiteur arrive ensuite au premier étage où il se retrouve comme plongé au cœur de l’aventure que raconte Animal’z. En effet, l’exposition de chaque dessin, l’un après l’autre, dans un ordre différent de celui de l’album, permet une déconstruction de l’histoire, propice à une immersion totale du visiteur dans l’univers de l’artiste. Le rehaut, permettant aux figures de ressortir de leur cadre, contribue lui aussi à cette immersion, et tout particulièrement les douze dessins rehaussées par le dessinateur spécialement pour l’exposition. Enfin, la visite s’achève par la projection de Cinémonstre, le montage de 67 minutes, réalisé en 2006 à partir des trois long-métrages de l’artiste, à l’occasion du festival Starball à la Géode, à Paris. L’occasion pour notre visiteur de pénétrer dans les horizons fantastiques des trois films de Bilal : Bunker Palace Hotel, Tykho Moon et Immortel, ad Vitam.
L’hôtel Marcel Dassault propose donc, pendant tout l’été, un voyage dans l’univers d’Enki Bilal pour ses fans et offre une visite initiatique pour les autres… Tandis que les choses sérieuses se passeront à la rentrée, lors de la vente aux enchères des dessins, le 19 septembre. Les prix s’échelonnent entre 600 et 40 000 euros, promettant un affrontement entre les acheteurs pour certaines de ces œuvres très convoitées.
Et pendant qu’Enki Bilal se débarrasse de ses dessins, avouant tout de même qu’il se sépare de certains non sans émotion, il se concentre sur l’éventuelle adaptation de sa bande dessinée au cinéma. Ce serait un film d’animation : une façon de permettre aux plus aventureux de prolonger leur voyage fantastique…

L.W.

dimanche 28 juin 2009

Brèves musiques electro/rock Juin-Juillet

Little Boots, Hands
Il a fallu un an à l’ex leader des Dead Disco pour sortir son premier album, après le brillant Stuck on Repeat sorti en mars 2007. Ce dernier est ici réduit à une version radio un peu décevante, le reste de l’album tient la route dans la rubrique électro pop entêtante. Coté paroles, il ne s’agit que d’amour, coté musique, on retient surtout Meddle, Mathematics, Symmetry, et Ghost. Si vous aimez Goldfrapp, Little Boots n’attend que vous !

Kasabian, West Ryder Pauper Lunatic Asylum
Apres un second album franchement décevant, l’un des groupes pionniers de l’indie anglais est de retour, trois ans plus tard, avec un album qui renoue avec le niveau du premier. Pensé comme la BO d’un western, le premier single Fire est de bon augure quant à la qualité d’un disque dont l’inventivité fait plaisir. Jetez vous sur West Ryder Silver Bullet, avec l’actrice Rosario Dawson, Secret Alphabets, Underdog et Thick as Thieves, ou comment parler sentiments sans verser dans le culcul.

Depeche Mode, Sound of the Universe
Le nouvel album du groupe phare des 80s est mauvais, que ce soit dit. A l’exception des titres In Chains et Peace, le reste donne dans la nébuleuse de titres rupture confessions intimes de mauvais goût. Si l’objectif de Dave Gahan est de faire fuir, il est atteint…

Pony Pony Run Run, hey you (stereoheroes remix)
L’été arrive, les soirées avec, et un bon remix est indispensable pour secouer vous amis en cas d’ambiance détresse mollassonne. Ce remix vous aidera à motiver les troupes, à servir avec un gin tonic !

Make The Girl Dance, baby baby baby
Le single électro du moment est porté par un clip pour le moins tape à l’œil, et des paroles bien trouvées. Coté musique ce n’est pas la révolution, mais ça sonne Discobitch ou Sexy Sushi et assure de communiquer l’enthousiasme général pour l’été.

Marina & The Diamonds, The Crown Jewels EP
Marina revient avec un nouvel EP, porté par le single I’m not a Robot qui sans atteindre la qualité d’Obsessions sorti en mars ne déplait pas pour autant. Seventeen qui figure en B-side est autrement plus intéressant, en attendant un album dont on espère une sortie rapide !

Tous ces tires sont à l’écoute sur hypem.com, et disponibles sur itunes.

A.H.